MOIS DE JUILLET 2018
I. jeudi 12 juillet 20h30
Montmartre quand le soleil se couche : grisettes, artistes et mauvais garçons.
RDV à 20h15 jeudi prochain12 juillet place Pigalle, à côté du bassin (métro Pigalle)
Durée : 1h45
Prix :
– 12 € par adulte à partir de 14 ans (visite peu adaptée aux enfants plus jeunes)
– 8 € tarif réduit. (penser à prévoir l’appoint SVP)
(Guide repérable à son panama blanc)
Vous découvrirez ce que deviennent, le soir venu, ces personnages typiques de la butte, mettant vos pas dans les leurs, de salles de bal en cabarets, de guinguettes en ateliers, sans oublier la vigne dont le vin rend mauvais ou poète.Les faits divers seront aussi de la partie, sur le chemin qui mène de Pigalle et ses « petites femmes » à la place des Abbesses, via le Maquis des Apaches, le Lapin Agile et le Moulin de la Galette.
Amoureux de Paris, d’art et de littérature, je ne serai pas votre seul guide : Montmartre vous sera aussi conté par les écrivains, peintres, poètes et chansonniers qui y ont vécu et nous en parlent mieux que quiconque, souvent dans cette langue populaire, gouailleuse, qui est un des charmes de ce quartier bigarré : Francis Carco, Aristide Bruant, Apollinaire, Utrillo, Jehan Rictus ou Marcel Aymé.
II. vendredi 13 juillet 19h
Le Jardin du Luxembourg et le palais du Sénat (extérieur): quand une reine de France transporte son Italie natale à Paris.
RDV vendredi prochain 13 juillet à 19h00 devant les grilles qui sont dans l’axe de la rue rue Soufflot (Panthéon)/bd St Michel. (guide avec Panama blanc).
Durée : 1h15
Prix :
– 12 € par adulte et enfants à partir de 14 ans;
– 8 € tarif réduit;
– gratuit en-dessous de 7 ans.
(Penser à prévoir l’appoint SVP)
Guide repérable à son panama blanc
PROPOSITION DE PIQUE-NIQUE « TIRE DU SAC » SUR PLACE A L’ISSUE DE LA VISITE. MERCI D’INDIQUER DANS VOTRE RÉPONSE SI VOUS Y RESTEREZ.
1612 : Henri IV est mort sous le poignard de Ravaillac deux ans plus tôt, le dauphin est encore un enfant, quand la Régente Marie de Médicis, qui s’ennuie au Louvre, décide de se faire construire un palais et son jardin dans le goût florentin, qui lui rappellent la splendeur du palais Pitti de son enfance et du jardin Boboli attenant.
Jusqu’en 1631, date à laquelle Louis XIII, qui règne enfin, fait exiler sa mère après avoir réglé définitivement leur sort à ses conseillers italiens dangereux, retors et dépensiers, la
« Grosse banquière » ne cessera d’acheter des terrains pour ériger, arranger, embellir ce palais du Luxembourg et son jardin, toujours prisés des Parisiens 400 ans plus tard.
Bien sûr, il n’y a plus 400 jardiniers mais 60, bien sûr l’allée des Soupirs et la vallée des Philosophes arpentée par Rousseau ont disparu au fil du temps, mais le jardin est toujours propice aux rêveries, ainsi qu’au Jardinage, à l’apiculture, aux échecs ou au tennis en plein air, au carrousel ou aux bateaux de bois que les enfants poussent de leur baguette sur le grand bassin.
C’est à cette promenade au « Luco », entre jardins à la française et à l’anglaise, entre Blanche de Castille et séquoia, entre Fontaine Médicis et micocoulier de Provence, entre couvent et prison, entre George Sand et oranges amères que je vous convie.
III. samedi 14 juillet à 11h
La place Vendôme: entre Louis XIV et Napoléon, sommet du luxe parisien
RDV : samedi 14 juillet à 10h45 place Vendôme,
devant le Ministère de la Justice. Métro Opéra ou Pyramides. (guide avec panama blanc)
Durée : 1h15
Prix (penser à prévoir l’appoint SVP) :
– 12 € par adulte et enfants à partir de 14 ans;
– 8 € tarif réduit;
– gratuit en-dessous de 7 ans.
La place Vendôme tire son nom de l’hôtel particulier que Louis XIV acheta -et fit raser- pour édifier la deuxième place royale parisienne tout à sa gloire, après la place des Vosges.
« Place Vendôme » ces mots évoquent d’emblée une colonne et l’univers du luxe, avec ses joailleries et le Ritz, qui vient de rouvrir.
Pourtant, cette colonne porte aux nues une autre gloire, celle de Napoléon, prend la place de la statue du Roi-Soleil et rompt l’équilibre des proportions pensé par Jules Hardouin-Mansart. Quant au luxe, on comprend qu’il attira dès l’origine financiers, fermiers généraux, ambassadeurs… dans ce nouveau quartier aristocratique (la place n’est-elle pas en elle-même une des plus somptueuses parures de la capitale ?).
Mais elle voit aussi défiler les manifestants sous les fenêtres du Ministère de la Justice ; rêver les mélomanes qui savent que Chopin y mourut ; s’émerveiller les visiteurs qui l’arpentent sans fin…
IV. Samedi 14 juillet à 15h
Le Marais: hôtels particuliers entre cours et jardins, quartier juif, églises…
RDV à 14h45 au métro Sain-Paul (guide avec panama blanc)
RDV à 14h45 au métro Pont-Marie (Paris IVème) (guide avec feutre gris et écharpe rouge)
Fin de la visite au métro Saint-Paul
Durée : 2h
Le Marais est bien connu, avec ses hôtels particuliers aux façades remarquables.
Mais si le XVIIème s. est incontestablement son âge d’or, et que nous pouvons encore puiser à pleines mains dans ce trésor, d’autres siècles l’ont également marqué, dont nous remonterons -et descendrons- le cours, égrenant les souvenirs en battant le pavé. Variété de ses terres humides et insalubres jugées impropres à l’habitat par Jules César, mais propres aux cultures par les congrégations religieuses, voire dignes des rois de France en leurs somptueux « hôtels » , puis des aristocrates qui s’y installent au moment même où les rois délaissent leurs palais Saint Pol et des Tournelles au profit du Louvre. Variété de ses pittoresques places de marché, de ses églises ou synagogues, de sa place « Royale » blonde et rose, si bien ordonnancée (la place des Vosges), de sonquartier juif traditionnel, de ses jardins, souvent « à la française » … Variété de ses habitants, bien sûr : commerçants, artisans, nobles, religieuses, artistes biens en cour… C’est ce monde à la fois unifié et bigarré auquel nous nous frotterons, à l’écoute des vieilles pierres encore bruissantes des histoires de Paris.
V. dimanche 15 juillet à 11h
L’Ile-de-la-Cité: berceau de Paris, ballade de Notre-Dame au Pont-Neuf
RDV : dimanche 15 juillet à 10h45 sur le parvis de Notre-Dame au pied de la statue de Charlemagne (guide repérable à son Panama blanc).
Durée : 1h30
Prix :
– 12 € par adulte et enfants à partir de 14 ans;
– 8 € tarif réduit;
– gratuit en-dessous de 7 ans.
(Penser à prévoir l’appoint SVP)
12 €
Qu’il soit spirituel ou temporel, l’Île a toujours été un lieu de pouvoir, abrité dans des édifices splendides (églises et palais).
Nous revivrons les grandes heures de l’Île, scandées à la volées par les cloches de Notre-Dame ou égrenées par les aiguilles de l’horloge bleue et or qui donne l’heure aux Parisiens depuis 600 ans, non loin du Palais de la Cité.
Siège du pouvoir depuis les Romains, ce Palais devint royal, puis simplement de justice, mais est toujours rehaussé par l’éclat de la Sainte Chapelle (ext). Nous croiserons, au hasard des ruelles du quartier des chanoines, des larges avenues haussmanniennes, des quais ou des ponts – voire de la prison de la Conciergerie – d’illustres personnage : Dagobert, Grand-Thomas l’arracheur de dents, Marie-Antoinette, Héloïse et Abélard, le brigand Cartouche ou le Vert Galant.
VI. dimanche 15 juillet à 14h
Paris sous la loi, Paris hors-la-loi: faits divers, grands flics et petites frappes : quand la grande Histoire se mêle à la petite.
RDV à 14h45 sur le parvis de l’hôtel de ville, à la sortie du métro Hôtel de ville, côté façade principale. (guide avec panama blanc)
Durée: 2h

Durée : 2h00
Prix :
– 14 € par adulte et enfants à partir de 14 ans;
– 9 € tarif réduit;
– gratuit en-dessous de 7 ans.
(Penser à prévoir l’appoint SVP).
Dès qu’on parle de crimes et châtiments à Paris, les images se bousculent : Henri IV assassiné par Ravaillac,Marie-Antoinette à la Conciergerie ; les Rois « maudits » ; un chevalier cherchant la protection du Seigneur dans unecathédrale; la pipe de Maigret… Mais a-t-on déjà emprunté la rue où le roi, dans son carrosse, a été poignardé, et arpenté la place où le régicide a été écartelé par quatre chevaux robustes ? Sait-on par où est passée la charrette menant la « Veuve Capet » à la guillotine ? Où vécut le maître de l’Ordre des Templiers avant d’être brûlé vif ? Qui étaient les commissaires ayant inspiréSimenon ? Pas sûr…
Seront aussi de la partie le bandit Cartouche, Vidocq et ses « indics », quelques Apaches, de grands flics et de petits truands, des bourreaux, sans oublier les cadavres de la morgue…
VII. lundi 16 juillet à 19h
La place de la Concorde depuis le Jardin des Tuileries: une place et un jardin royaux dans la tourmente de l’histoire. RDV lundi 16 juillet à 19h00 devant le musée de l’Orangerie, dans le Jardin des Tuileries (terrasse en surplomb de la place de la Concorde) (guide repérable à son panama blanc).
Durée : 1h15Prix :
– 12 € par adulte et enfants à partir de 14 ans;
– 8 € tarif réduit;
– gratuit en-dessous de 7 ans.
(Penser à prévoir l’appoint SVP).
Aujourd’hui visible de loin grâce à l’obélisque de Louxor, c’est une autre attraction, sinistre celle-là, qui s’y dressait à la Révolution : la guillotine qui fera tomber les têtes de Louis XVI et Marie-Antoinette.
C’était pourtant pour honorer un roi que l’architecte Gabriel avait conçu la plus grande place de Paris, et une des plus admirablement décorées.
Cette visite se faisant en majeure partie depuis le Jardin des Tuileries est l’occasion d’admirer l’harmonie de ce somptueux jardin royal, tel que Le Nôtre l’a imaginé.
VIII. mardi 17 juillet à 19h
le Jardin du Palais Royal : un des hauts lieux de l’histoire de Paris, de celle du théâtre, des cafés, du jeu et de la Révolution, de Richelieu à Balzac et Colette.
RDV à 19h devant le métro Palais Royal Musée du Louvre (rue Saint Honoré). Guide repérable à son panama blanc.
Durée: 1h15
Prix (penser à prévoir l’appoint SVP) :
– 12 € par adulte et enfants à partir de 14 ans;
– 8 € tarif réduit;
– gratuit en-dessous de 7 ans.
Le Palais Royal doit son nom à une flatterie mâtinée de prudence du Cardinal de Richelieu : arrivé au faîte de sa fortune, il renomme ainsi son « Palais Cardinal » pour ne pas faire de l’ombre au Roi.
Toute l’histoire du Palais Royal, à deux pas du Louvre, est celle des Grands du royaume qui y résidèrent, et ce jusqu’à la Révolution. Sans oublier les artistes : Lully y donne ses opéras, Molière ses comédies. Richelieu, puis Mazarin en seront les hôtes cardinaux. C’est d’autres robes que frôle le Régent, Philippe d’Orléans, homme d’Etat le jour mais libertin la nuit, courant les « nymphes » pour des dévotions moins chrétiennes, alors que Louis XV est encore un enfant. La Révolution s’y fomente, aux tables des cafés et sous les marronniers à cocardes. Puis vient le temps de plaisirs plus sages, plus bourgeois, à l’ombre des galeries d’un style nouveau que Philippe-Egalité ouvre, sous la colonnade, aux boutiquiers, au grand dam des aristocrates.Stendhal, Constant, Nerval, Balzac… ont l’embarras du choix pour se croiser, jouer, écrire, entre 15 restaurants, 20 cafés, 18 tables de jeu, avant que la police y mette bon ordre, dans les années 1830.
Le temps d’une déambulation dans ce riche lieu, nous ferons donc bien des rencontres et redonnerons vie à ce Palais Royal devenu trop calme aujourd’hui.